Ce que prévoit le gouvernement pour le logement en 2022

A l’actu cette semaine dans Digicode : on étudie en détail ce que le projet de loi de finances 2022 implique pour le logement. On apprendra ensuite pourquoi le bâtiment et son diagnostic énergétique est au cœur des préoccupations en termes d’impact environnemental. Et enfin, on se penchera sur une grosse déconvenue pour une société foncière française… Bienvenue dans Digicode, la newsletter qui décrypte l’actualité immobilière !

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Projet de loi de finances 2022 : hausse du budget logement

Le projet de loi de finances 2022 était présenté ce mercredi 22 septembre en conseil des ministres. Le ministère de la Transition écologique n’est pas négligé : 49,9 milliards d’euros lui sont attribués, soit 1,5 milliard de plus qu’en 2021. Le ministère du Logement étant rattaché au ministère de la Transition écologique, c’est aussi lui qui profite de cette augmentation de budget. 

Pour être précis : L’honneur est à la rénovation des bâtiments : cette somme intègre l’hébergement d’urgence, l’urbanisme, les territoires et l’habitat, mais aussi les aides débloquées jusqu’ici par l’Etat, comme le dispositif MaPrimRénov’. C’est pour inciter davantage encore à la rénovation énergétique que le gouvernement inclut les copropriétés dans les bâtiments éligibles à cette prime. Enfin, la rénovation des bâtiments publics devient une priorité, afin de montrer l’exemple. 

Pour prendre un peu de recul : C’est peut être devant le succès rencontré par MaPrimeRénov’ que le gouvernement s’est rendu compte de la demande pour la rénovation des logements. Plus de 500 000 demandes ont déjà été enregistrées pour cette aide pouvant atteindre jusqu’à 90% du montant total des travaux énergétiques, soit plus que ce qui était attendu sur toute l’année 2021. Cette prime qui devait s’arrêter fin 2021 est finalement prolongée pour un an de plus…

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Les autres codes de la semaine :

Le mauvais score du bâtiment en impact environnemental

En France, le secteur du bâtiment compte pour près de 45% de la consommation d’énergie finale et génère plus de 25% de gaz à effets de serre. Et selon Hélène Chartier, directrice du développement urbain zéro carbone du C40, son poids est encore plus important à l’échelle des villes, pouvant atteindre jusqu’à 50% des émissions. 

Selon l’Observatoire de l’Immobilier durable, 25% des émissions émises par un bâtiment sur l’ensemble de sa vie ont lieu lors de sa construction. Il est donc important d’avoir une construction de qualité afin de réduire les émissions pendant l’utilisation et donc lisser le pic initial d’émission de carbone. C’est dans ce but qu’à partir du 1er janvier 2022 est mise en place la nouvelle réglementation écologique (RE 2020) dans la construction des logements : les constructeurs devront systématiquement calculer les impacts environnementaux des ouvrages et vérifier qu’ils respectent les objectifs en terme de performance énergétique et environnementale. 

On comprend mieux les enjeux de rénovation des bâtiments aux mauvaises performances énergétiques et la prolongation de MaPrimeRénov’. Mais la mise en place chamboulée du nouveau DPE reste à suivre… 

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La touche finale : Coup dur pour Ceetrus

SNCF Gares & Connexions a annoncé mardi 21 septembre dernier mettre fin au contrat avec Ceetrus, qui était en charge du chantier de rénovation de la Gare du Nord. Quelle est la cause de rupture du contrat ? Non-respect des coûts et des délais par Ceetrus.

Filière immobilière du groupe Auchan, la société avait été retenue en 2018 pour rénover entièrement la gare la plus importante en terme de fréquentation d’Europe. Le chantier était initialement estimé à 600 millions d’euros, afin de tripler en superficie la gare et multiplier par cinq les espaces de services et commerce en préparation des Jeux Olympiques de 2024. Il était désormais estimé à 1,5 milliard d’euros a minima… 

Ce n’est pas la première fois que la foncière voit un de ses projets s’effondrer : le président Emmanuel Macron avait annulé le projet de 3 milliards d’euros Europacity en 2019 face à l’opposition environnementaliste.