Le logement étudiant en difficulté!

Suite aux annonces du président sur un renforcement des mesures le 31 mars dernier, la crise des logements étudiants entamée risque de se poursuivre.

Publié le
16/4/2021 11:00
-
Mise à jour le
16/4/21 11:15

Gérez votre bien simplement avec loumi

loumi, la plateforme de location de logement qui facilite la vie de propriétaire !
Je veux en savoir plus

Fuite et désertion des petits studios en milieu urbain

Pourquoi rester en métropole pour étudier dans un petit studio, quand on peut revenir chez ses parents sans payer de loyer ?

Les étudiants en première ligne

Les étudiants font partie de ceux qui subissent le plus durement les conséquences de la crise sanitaire. En effet, en plus de ne plus pouvoir assister aux cours en présentiel, ils sont aussi sévèrement  impactés sur leurs économies, à cause de la raréfaction des jobs universitaires (dans la restauration notamment). Il faut ajouter à cela l’isolement, qui semble toucher les jeunes encore davantage

Enfin, rappelons que les étudiants se retrouvent enfermés nuit et jour dans des  chambres étudiantes de taille souvent très modeste (chambre de bonne de 11m2 à 12m2 notamment à Paris), ce qui précipite un retour chez les parents.

Un logement au coût non négligeable

Par ailleurs, le logement demeure le premier poste de dépenses (bien que cela varie du simple au double en fonction des villes). 

En 2020, au niveau national, ce budget est de 602 euros, mais varie fortement d'une ville à l'autre. Ainsi, pour se loger en province, un étudiant devra débourser 541 euros contre 781 euros en région parisienne. 

Dans le cas parisien, la dépense moyenne (charges comprises) s'élève à 873 euros, alors qu'à Rennes, on se loge pour 432 euros et à Nantes pour 459 euros ou encore à Strasbourg pour 494 euros. Il est nécessaire de rappeler que, malgré ses prix élevés, la région parisienne reste la zone la plus recherchée par les étudiants, soit 26% d'entre eux (Lyon 7,6%, Bordeaux 4,5%, Toulouse 4,3% et Lille 3,6%) ce qui explique cette différence considérable des prix du marché étudiant. 

Conséquences pour les propriétaires

Les prix du marché ont déjà chuté à cause d'une baisse significative des demandes en matière de logements étudiants. 

Effets de la crise pour les propriétaires parisiens

Ce phénomène de “désertion estudiantine” de la capitale se couple avec la disparition des touristes, qui entraîne une reconversion de tout un tas de petits logements habituellement destinés à la location courte durée (types Airbnb). 

En conséquence, la tension locative est beaucoup moins forte dans la capitale. Pour une annonce déposée, un propriétaire reçoit à peine 2 demandes en moyenne contre presque trois au début de l’année, soit une chute de plus de 30%(étude réalisée par Locservice)! 

Du coup, faute de demandes, le loyer des studios, très prisés par les étudiants, a reculé de près de 2% au premier trimestre. Les propriétaires loumi le ressentent également: «J’ai toujours loué mon studio à peine quelques jours après la publication de l’annonce. Aujourd’hui je ne trouve pas preneur, même en baissant mon loyer », Marc propriétaire d’un 18m2 dans le 11e arrondissement.

Bien que tout Paris soit concerné et affecté par une baisse générale, ce sont sans surprise dans les arrondissements les plus touristiques de Paris, et donc les plus visés par des locations Airbnb, que les reculs sont les plus forts. 

On recense en effet des baisses allant jusqu’à  -4% et - 5% dans les 2e, 3e, 6e et 7e arrondissements parisiens! Rappelons que ces arrondissements sont à proximité immédiate des universités et que les locations touristiques y sont également très importantes.

À l’inverse, les loyers sont quasi stables pour le moment dans les 13e, 19e et 20e arrondissements. 

Qu’en est-il dans les autres métropoles? 

À Toulouse, la démographie a chuté de 4 %. Une baisse pouvant s’expliquer, selon l’Insee, par le départ de nombreux étudiants ayant rejoint leur famille. Comme le justifie Laurent Colombel, du Cabinet Bedin Immobilier « Ces biens, en principe, ne restent jamais longtemps sur le marché ». Idem à Bordeaux, où le secteur accuse une baisse des demandes de -21% en comparaison avec l’année passée. 

Benjamin a eu de la chance. Avec l’aide de ses parents, il a signé la semaine dernière pour un petit 19 mètres carrés en plein cœur de Bordeaux, pour un loyer de “seulement” 490 euros, soit 139 euros de moins que la moyenne. «A ce prix là j’aurais pu avoir un T2 ou T3 à Orléans, mais je reste très satisfait d’avoir emménagé ici à ce prix là, assure-t-il. Car avec les aides aux logements le loyer me revient à moins de 400 euros par mois».

Quelle stratégie adopter pour les mois à venir?

Bien que la crise affecte de façon générale le marché locatif, il est important pour les propriétaires d’assurer leurs arrières.

Stratégies envisageables

Face à cette crise, deux possibilités sont à envisager : continuer de louer (en faisant des compromis) ou profiter de la pandémie pour valoriser son bien. Certains bailleurs sont actuellement contraints de louer leur logement pour rembourser un ou des éventuels crédits notamment. 

Cependant, du fait de l’explosion de l’offre, le secteur est devenu hyper concurrentiel en métropole, et tout particulièrement à Paris. Loumi vous recommande donc de multiplier vos annonces sur les plateformes en les valorisant au maximum. Enfin, puisque les prix du marché sont en baisse, alignez petit à petit le montant de votre loyer pour entrer en concurrence avec des logements similaires afin de maximiser vos chances de mise en location.

Si vous pouvez vous permettre d’attendre un peu que la crise passe, Loumi vous recommande d’effectuer les travaux nécessaires à la mise en conformité énergétique à venir ou tout autre type de travaux qui permettraient de valoriser votre bien et monter en gamme sur le marché de la location. 

Peut-on envisager un retour à la normale? 

Avec la stratégie de vaccination mise en place depuis décembre 2020, les universités font des scénarios visant à accueillir  90% de leurs étudiants sur leur campus pour la rentrée 2021. Il est donc possible d’envisager un retour à la normale d’ici septembre prochain. Néanmoins, cela dépendra davantage de l’éventuel retour des touristes et étudiants étrangers en fonction des accords transfrontaliers qui seront mis en place.

Hugo Florentin
Économiste spécialiste de l'immobilier

Quel impact sur les logements étudiants et petits studios à Paris ?

  • le loyer moyen étudiant parisien chute de 2% sur l’année 2020
  • la baisse est plus importante (4% à 5%) dans les 2e, 3e, 6e et 7e arrondissements
  • on assiste à 30% de demandes en moins sur ce type de logement
  • un propriétaire reçoit à peine deux demandes sur son bien (au moins 3 auparavant)
  • cet effet là pourrait néanmoins disparaître d’ici septembre prochain

Mettez en location simplement avec loumi

loumi, la plateforme de location de logement qui facilite la vie du propriétaire !
Je veux en savoir plus

Tous nos articles

Méthodologie
Déterminez le positionnement locatif de votre bien
Actualité
Immobilier en Ile-de-France: un pari pour les investisseurs
Méthodologie
Comment faire un bon état des lieux?
Actualité
L’investissement locatif menacé par la crise ?